Dans les coulisses du Lycée International de Londres Winston Churchill

La proviseure Mireille Rabaté et quelques-uns de ses élèves témoignent de leur expérience de ce lycée innovant et multiculturel à l’occasion de sa deuxième rentrée

Le mois de septembre s’annonce passionnant au tout jeune Lycée international de Londres Winston Churchill, qui effectue cette année sa deuxième rentrée scolaire, avec 722 élèves, contre 450 en 2015, et 30 personnes en plus dans les équipes d’encadrement. Un véritable « défi » d’après la proviseure, Mireille Rabaté : après une première année extrêmement réussie, qui a placé la barre très haut, il s’agit désormais d’asseoir définitivement la réputation d’excellence de l’établissement, notamment dans les classes de première : le lycée prépare en effet sa première génération d’élèves aux épreuves anticipées du baccalauréat.

Madame Rabaté a évoqué avec nous les grands projets du lycée pour les années à venir. Son bureau est fonctionnel, chaleureux et convivial, à l’image du lycée lui-même : les espaces sont vastes, lumineux, agréables à parcourir. Dans l’escalier principal, une grande verrière laisse parfaitement dégagée la vue sur le stade de Wembley et les parcs alentours. Dans tous les espaces communs, une citation de Churchill reproduite sur les murs rappelle le mot d’ordre de ce lycée innovant et attaché au développement global de l’enfant : c’est à force de travail et de persévérance que l’on parvient aux meilleurs résultats.

Pour cela, la proviseure mise tout spécialement sur la qualité du personnel – 54 enseignants, auxquels il faut ajouter équipe administrative, bibliothécaires, psychologues, et conseillers d’orientation – pour aider les élèves à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le maître mot de sa pédagogie : la créativité, qui doit trouver sa source dans les méthodes d’enseignement mais également s’exprimer chez les étudiants, et susciter l’échange. A ce titre, les différences culturelles et les multiples nationalités présentes au sein du personnel et parmi les élèves sont une grande richesse : elles permettent d’aborder les domaines académiques mais également le monde contemporain sous divers angles. Un atelier « wishlist » donne même aux élèves l’occasion de se projeter dans l’avenir, en rédigeant des vœux pour le lendemain, la semaine suivante… voire les années à venir.

Pour Arnaud Vaissié, président du comité de gestion du lycée et fondateur d’International SOS, le bilinguisme et la très grande diversité des activités extra-scolaires sont des atouts indéniables : il ne s’agit pas seulement d’assurer l’apprentissage des programmes français, mais aussi de permettre le développement de la personnalité des élèves et de les ouvrir sur le monde. Le Lycée Winston Churchill combine dès lors des méthodes d’enseignement modernes, dans l’idée de former de futurs citoyens du monde. A ce titre, le choix de la ville de Londres est un autre facteur d’excellence : cette capitale mondiale chargée d’histoire a également su se tourner vers la modernité. Elle joue le rôle d’une « mini planète », d’un pôle attractif dynamique et multiculturel au sein duquel les élèves apprennent à aller à la rencontre de l’autre. Le lycée joue aussi un rôle important en matière d’intégration des familles qui viennent d’arriver à Londres et permet à tous d’être soudés autour d’un projet commun. L’établissement veut être un lieu accueillant, moteur de rencontres et de cohésion.

En termes d’infrastructures, le lycée est organisé pour permettre une ambiance de travail sereine et efficace, tout en ménageant des espaces de détente (gymnase, bibliothèque, cours extérieures et une cantine qui, de l’avis des élèves, est excellente). Plus de 30 activités sont proposées en parallèle des cours, allant du yoga aux échecs, en passant par la danse et la robotique. La mise à disposition d’un ipad pour tous les élèves est également un facteur important d’attractivité : si certains l’utilisent surtout comme un outil pour faire des recherches, d’autres en font le support systématique de toutes leurs prises de notes, comme Julia, en cinquième : « Avant, je trouvais qu’il y avait une énorme différence entre le jeu et le travail. Maintenant, je peux faire des recherches sur l’ipad, j’ai des applications pour mes cours, c’est beaucoup plus ludique. » Là encore, une grande liberté est laissée à l’élève, selon ses préférences en matière de méthodes de travail.

Les témoignages des élèves à ce sujet sont enthousiastes : les façons d’apprendre et de travailler dépendent à la fois des professeurs et des enfants, et le fait de changer de salle entre chaque cours casse la routine d’une journée de cours qui peut, autrement, paraître monotone. Les enseignants sont aussi très appréciés : Claire, en seconde, et scolarisée au Lycée international depuis sa création, a trouvé jusque-là tous ses professeurs intéressants et dynamiques. « Que ce soit à la vie scolaire ou parmi les enseignants, les gens sont vraiment sympas. »

Outre l’ipad, les opportunités les plus citées par les élèves sont les échanges proposés avec l’étranger dès la première année passée au lycée international : Ifé, en première, a ainsi pu participer aux jeux sportifs interscolaires à Singapour en 2015. « Il y a énormément de possibilités de voyage, et beaucoup de contacts avec la France. C’est une vraie chance pour nous. » Là encore, les occasions de s’ouvrir au reste du monde sont démultipliées. Quant au port de l’uniforme dans l’établissement, les élèves le perçoivent surtout comme un avantage : pour Ifé, c’est un moyen de « se mettre dans une bonne ambiance de travail. Et puis, c’est très classe. » Evan, en cinquième, apprécie aussi de ne pas avoir à « réfléchir le matin »… L’uniforme demeure aussi un facteur d’intégration de tous les élèves au sein de l’école, car « il y a beaucoup de binationaux, de gens qui viennent d’horizons différents », dit Claire.

En tout cas, les élèves que nous avons rencontrés ont l’air très heureux, alignés dans les fauteuils moelleux du bureau de la Directrice, ancien bureau du maire de Brent. Suprême raison de l’être : le tournage de quelques images additionnelles a été l’occasion de prendre en douce des selfies sur l’ipad de la proviseure… Mais on vous rassure, à part ça, ils ont été très sages.

publié le 20/09/2016

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