Conférence internationale de soutien à l’Afghanistan (Paris, 12 juin 2008)

Présentation

Le gouvernement de la République islamique d’Afghanistan et la communauté internationale se sont réunis le jeudi 12 juin à Paris pour réaffirmer leur partenariat de long terme au service du peuple d’Afghanistan, de sa sécurité, de sa prospérité et des droits de l’Homme. 68 pays et 17 organisations internationales y ont été représentés. Cette conférence a été ouverte conjointement par le président Nicolas Sarkozy, le président Hamid Karzaï et le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon.

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Ecouterle discours de clôture
(Format mp3, 7’42’’)

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Cette conférence, co-présidé par le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, son homologue afghan, M. Rangin Dadfar Spanta, et le Représentant spécial des Nations unies pour l’Afghanistan, M. Kai Eide, marque le point de départ d’un nouveau partenariat entre l’Afghanistan et la communauté internationale, afin de travailler plus étroitement à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (Afghanistan National Development Strategy). Environ vingt milliards de dollars ont été promis pour financer la mise en œuvre de cette stratégie nationale, y compris l’appui à la préparation des élections en 2009 et 2010. Ces promesses ont largement dépassé nos attentes et témoignent d’une forte volonté politique de poursuivre l’effort de reconstruction et de développement engagé depuis 2001.

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Le caractère nouveau de ce partenariat s’illustre par la participation étroite de la société civile et du secteur privé reconnus comme des acteurs clés de la reconstruction de l’Afghanistan. Le forum de la société civile et du secteur privé qui s’est tenu à Paris le 24 mai aura permis de « mieux comprendre les attentes véritables du peuple afghan, d’entendre leurs priorités en matière de reconstruction afin de mieux définir et orienter l’aide internationale », comme l’a indiqué M. Bernard Kouchner.

 

- Ecouter ou voir les autres interventions lors de la conférence
 

Ce partenariat se trouve également renouvelé par l’expression d’une responsabilité partagée par la communauté internationale et les autorités afghanes afin de renforcer l’efficacité et la qualité de l’aide. Chaque Afghan doit avoir accès dans sa vie quotidienne au bénéfice de l’aide apportée. D’un côté, la communauté internationale doit apporter une aide plus cohérente et coordonnée notamment grâce au rôle accru de coordination du Représentant spécial du Secrétaire général et de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), qui bénéficie davantage au budget national afghan et mobilise les ressources humaines afghanes. De l’autre, le gouvernement afghan s’est engagé à amplifier les réformes économiques et politiques et intensifier ses actions pour lutter contre la corruption et la production de drogue et les trafics de stupéfiants.

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En accord avec les autorités afghanes, la France apportera une contribution complémentaire à la formation de l’armée afghane et à la stabilisation du pays. Nous devons satisfaire une des premières priorités des Afghans, leur sécurité, afin de mieux contribuer à servir leurs besoins en matière de reconstruction. « Le militaire n’est pas la seule solution mais la sécurité est la première condition du développement et de la reconstruction. Les deux sont indissociables » a rappelé le président de la République Nicolas Sarkozy. La France contribuera à hauteur de 165 Millions de dollars à la reconstruction de l’Afghanistan sur les trois prochaines années, comme l’a indiqué le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, qui a souligné l’importance du respect des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire. En matière de développement, la France a insisté sur le nécessaire engagement en faveur de l’agriculture et du développement rural afin de réduire l’insécurité alimentaire, ainsi que sur l’accès aux services de santé. Dans ces deux domaines, deux lettres d’intention ont été signées à l’occasion de cette conférence entre les autorités afghanes, les autorités françaises, dont l’Agence française de développement (AFD), ainsi qu’avec la fondation de l’Aga Khan pour l’extension de l’Institut médical français pour l’enfant de Kaboul.

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Cette conférence internationale a fait le bilan des progrès réalisés en Afghanistan depuis la dernière conférence internationale de Londres il y a deux ans. Les bailleurs de fonds ont salué les progrès importants réalisés dans les domaines de la santé et de l’éducation, des infrastructures et de la croissance économique, ainsi que dans la mise en place des forces de sécurité afghanes. Néanmoins beaucoup reste à faire notamment dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit, du respect de la loi, du renforcement des capacités administratives de la croissance du secteur privé et sur la sécurité de tous les citoyens afghans.

Cette conférence - dont les débats ont été intégralement retransmis - a permis de renforcer la confiance : confiance entre l’Etat afghan et la communauté internationale, confiance entre les institutions afghanes et la population, confiance entre la population afghane et l’aide internationale.
 

 

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Photographie de famille
© Pool MAEE


Pour en savoir plus

- Communiqué de la MANUA : L’Afghanistan forge un "nouveau pacte" avec la communauté internationale à Paris

Lire


- Voir l’intervention de M. Pierre Duquesne, ambassadeur chargé des questions économiques, de reconstruction et de développement, sur la conférence internationale de soutien à l’Afghanistan (11 juin 2008)

Alors que l’Afghanistan a adopté une Stratégie nationale de développement sur cinq ans (2008-2012), la conférence du 12 juin a permis d’évoquer les succès du pays (éducation, santé...) mais aussi de mettre en exergue les défis à relever : police, lutte contre la drogue, corruption, explique l’ambassadeur Duquesne. « Nous voulons démontrer le soutien politique et financier de la Communauté internationale". Il ne s’agit pas seulement de parler "quantité mais de qualité d’argent c’est-à-dire la manière dont l’aide internationale est délivrée".

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