Communication scientifique au Royaume-Uni : comment le public est-il informé ?

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Face aux défis globaux que sont le changement climatique, l’accroissement et le vieillissement de la population, les ressources alimentaires et l’énergie, mais aussi face aux avancées scientifiques dans les domaines des sciences du vivant, de la médecine ou des nanotechnologies, la science doit plus que jamais trouver sa place dans la société.

Au Royaume-Uni, la diffusion de la culture scientifique est inscrite à l’agenda du gouvernement depuis plus de 25 ans. Elle a été formalisée en 1985 sous le concept de Public Understanding of Science (compréhension de la science par le public) à la suite d’une publication de la Royal Society. Quinze ans plus tard, en 2000, une nouvelle vision de la communication scientifique est proposée : le Public Engagement. Un principe qui implique une meilleure considération du public et plus d’interactions avec les scientifiques.

La réponse des britanniques est positive, sondages et rapports effectués ces dix dernières années mettent en évidence le fort intérêt du public pour la science et la technologie. Mais des efforts restent à faire pour mieux communiquer et de récentes polémiques scientifiques comme l’affaire du Climategate en 2010 viennent rappeler que médias et scientifiques ont parfois des intérêts divergents. Dans ce contexte, quelle politique, quels acteurs, quels modes de communication pour la science existent aujourd’hui au Royaume-Uni ?

Ce dossier propose une grille d’analyse pour mieux comprendre le rôle et le pouvoir de chacun des acteurs de la communication. Après une introduction sur l’attitude du public britannique face à la science, la première partie est consacrée aux différents acteurs, institutions, fondations, sociétés savantes, qui soutiennent ou participent à la communication scientifique. La seconde partie s’intéresse en particulier au rôle des médias et à celui des journalistes scientifiques avec l’apport d’Internet en toile de fond. La troisième partie relate des exemples de controverses scientifiques dans les médias. La quatrième partie propose une analyse du modèle de communication scientifique au Royaume-Uni. Enfin, en conclusion, six enseignements pour une meilleure communication scientifique ont été retenus de l’exemple britannique.

Au sommaire de ce document :

Introduction : les Britanniques face à la science

1. Les acteurs de la communication scientifique

1.1. Les structures gouvernementales

1.2. Les sociétés savantes

1.3. Les fondations et associations caritatives

1.4. Les musées et festivals

1.5. Les consultants spécialisés

1.6. Les médias

2. La science dans les médias britanniques

2.1. La science dans la presse

2.2. La science à la télévision

2.3. La science à la radio

2.4. L’apport d’Internet

2.5. Le journalisme scientifique

3. Controverses scientifiques dans les médias

3.1. La crise de la vache folle

3.2. Le débat sur les OGM

3.3. Les embryons hybrides

3.4. Le Climategate

4. Un modèle de communication scientifique au Royaume-Uni

4.1. Interactions entre les acteurs

4.2. Evaluation du modèle

5. Conclusion : quels enseignements pour la France ?

5.1. Attitude et intérêt du public français

5.2. Six enseignements pour la France

Dossier rédigé par Pierre Chrzanowski à partir du rapport de Mélanie Picard, étudiante à l’École de la Communication de Sciences Po Paris

publié le 21/08/2015

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