Suite à la publication des recommandations d’un groupe indépendant d’experts internationaux, le conseil de recherche Science and Technology Facilities Council (STFC, le conseil pour les grands équipements de recherche) a fait savoir qu’aucune des deux propositions actuelles pour la source de lumière de prochaine génération n’était satisfaisante : les scientifiques britanniques devront donc revoir leur copie, en prenant notamment en compte les développements récents connus par les sources de lumière fondées sur les lasers. Le projet 4GLS (pour 4th Generation Light Source, ou source de lumière de 4e génération), soutenu notamment par la communauté de Daresbury, laboratoire où est installée la Synchrotron Radiation Source (SRS), et le projet Diamond Sapphire, mis sur pied par les scientifiques de Diamond, sont donc abandonnés. Les recommandations du groupe de travail ont en fait trait à trois domaines principaux : la R&D pour les accélérateurs, les propositions de nouveaux équipements et les équipements actuels et leur mise à niveau.
[(La UK Light Source Review
Un groupe d’experts, réunissant le Dr Murray Gibson, président du Laboratoire National d’Argonne (Etats-Unis), le Dr Jerry Hastings du Laboratoire pour le rayonnement synchrotron de Stanford, le professeur Yves Petroff, ancien directeur de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) et le professeur Wolfgang Sandner de l’Institut Max-Born de Berlin, a été mis sur pied pour passer en revue la stratégie britannique en termes de sources de lumières. Le professeur Robert Donovan (Université d’Edimbourg) a été chargé de coordonner la revue, assisté en cela par le Dr Andrew Taylor et le professeur John Womersley.
Les experts ont tout particulièrement considéré les sources de lumière fondées sur les accélérateurs ainsi que les lasers, utilisés en conjonction avec ces sources ou comme concurrent. Les lasers de très haute puissance utilisés pour les études sur la fusion et l’ignition n’ont pas été pris en compte. )]
Même si le projet 4GLS est clos, le développement du prototype d’accélérateur linéaire à récupération d’énergie ERLP (pour Energy Recuperation Linac Prototype) mené à Daresbury devrait être encouragé, en tant que contribution innovante au domaine des accélérateurs. En ce qui concerne les nouvelles installations, les réflexions principales sont les suivantes :
Si les experts se sont félicités du bon fonctionnement de Diamond jusqu’à présent, ils remarquent qu’il serait prématuré de s’engager, dès à présent, à construire des lignes de lumière spécifiques dans le cadre de la Phase III d’instrumentation. En outre, une collaboration étroite avec Soleil serait bénéfique pour les deux parties et apporterait un meilleur soutien à la communauté britannique des rayons X mous. Enfin, un comité international indépendant devrait être chargé d’évaluer Diamond après trois années de fonctionnement et avant tout engagement dans la phase III d’instrumentation.
Quant à la CLF, elle devrait jouer un rôle plus important dans le développement des sources de lumière britanniques : en effet, il semblerait que la possibilité de développements majeurs en technologie des lasers, menés de concert avec les sources fondées sur des accélérateurs, n’ait pas été complètement prise en compte. Compte tenu des succès remportés par le CLF, le Royaume-Uni pourrait être en mesure d’avoir à l’avenir un rôle leader en ce qui concerne les sources de lumière fondées sur les lasers.
Le STFC a pris en compte ces recommandations et effectué un certain nombre de changements dans l’organisation de la photonique britannique avec la création des trois entités suivantes :
Sources :
Rédactrice : Dr Anne Prost