32 M£ pour relever quatre grand défis de l’ingénierie

Mots-clés : Innovation ; Matériaux ; Environnement ; Transports

Le secrétaire d’État britannique chargé de la science et des universités, Jo Johnson, a donné le feu vert à sept nouveaux programmes de recherche dans le domaine de l’ingénierie. Ces programmes seront pilotés par des consortiums rassemblant 19 universités et 80 partenaires et financés par l’agence de financement EPSRC à la hauteur de 21 M£ et par le secteur privé à la hauteur de 11 M£.

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The Falkirk Wheels in Scotland
Sean Mack, CC BY 2.5

Ces projets ont été développés dans le cadre d’un appel à projets lancé par l’EPSRC en avril dernier destiné à relever quatre « Grands Défis de l’Ingénierie » :

  • une ingénierie durable capable d’approvisionner de l’eau pour tous ;
  • villes de demain : approches de l’ingénierie pour rétablir l’équilibre entre des systèmes naturels et ceux construits par les humains ;
  • l’ingénierie à travers les différentes échelles : de l’atome à l’application ;
  • identification des risques et promotion de la résilience dans les systèmes et les réseaux pour l’environnement construit.

Les sept programmes retenus qui commenceront leurs activités en décembre 2015 sont les suivants :

Ingénierie durable capable d’approvisionner de l’eau pour tous

TWENTY 65 : Tailored Water Solutions for Positive Impact
Ayant une enveloppe de 3,9 M£, ce projet est piloté par l’université de Sheffield et implique cinq autres universités (Newcastle, Imperial, Exeter, Manchester, Reading) ainsi que des grandes entreprises de distribution d’eau potable telles que Thames Water, Northumbrian Water, Scottish Water et Welsh Water.

Le consortium vise à créer des solutions sur mesure, en utilisant la robotique et le génie chimique et des systèmes, afin de rendre les infrastructures de distribution d’eau plus résilientes face à des difficultés telles que le changement climatique, la croissance de la population et l’interdépendance entre réseaux (eau, énergie, nourriture).

Villes de demain : approches de l’ingénierie pour rétablir l’équilibre entre des systèmes naturels et ceux construits par les humains

Managing Air for Green Inner Cities
Muni de 4,1 M£, ce projet se consacrera à la gestion de la qualité de l’air au sein des villes. Des experts de l’université de Cambridge, de l’Imperial College London et de l’université de Surrey utiliseront leurs connaissances en dynamique des fluides afin de modéliser les flux de l’air et comment ceux-ci interagissent avec l’environnement bâti.

Balancing the impact of City Infrastructure Engineering on Natural systems using Robots
Ce projet aspire à développer des nouvelles technologies de robotique et de systèmes autonomes dans des secteurs dits “traditionnels” tels que la gestion des infrastructures. Rassemblant des experts des domaines du génie civil, mécanique, électrique et des matériaux, issus des universités de Leeds, Birmingham, Southampton et UCL, et travaillant côte à côte avec le Leeds City Council et l’UKCRIC Living Lab, ce projet a reçu un financement de 4,2 M£.

L’ingénierie à travers les différentes échelles : de l’atome à l’application

SYnthesizing 3D METAmaterials for RF, microwave and THz applications (SYMETA)
Piloté par l’université de Loughborough en collaboration avec les universités d’Exeter, Oxford, Sheffield et QMUL, ce consortium dispose de 3,9 M£ pour développer des métamatériaux pour la fabrication de nouveaux types de circuits et des lignes de transmission à haute fréquence.

Engineering van der Waals heterostructures : from atomic level layer-by-layer assembly to printable innovative devices
Ce projet mené par le lauréat d’un prix Nobel, Konstantin Novoselov (université de Manchester) a pour objectif de concevoir des nouveaux matériaux composites, formés par des couches 2D simples d’atomes, qui puissent être assemblés et imprimés de manière originale. Sont impliquées également dans ce projet de 4 M£ les universités de Lancaster et de Cambridge.

Identification des risques et promotion de la résilience dans les systèmes et les réseaux pour l’environnement construit

BRIM : Building Resilience Into risk Management
Fort de 400 000 M£, ce projet rassemblera des chercheurs des universités d’Exeter, de Loughborough et de Cranfield afin de mieux comprendre les seuils critiques des infrastructures et modéliser les scenarios complexes.

Engineering Complexity Resilience Network Plus (ENCORE)
Le réseau ENCORE est financé à la hauteur de 500 000£ pour appliquer des méthodes numériques déjà utilisées dans la compréhension des systèmes naturels pour mieux comprendre le fonctionnement des systèmes complexes artificiels, tels que les villes et les réseaux numériques, de transport et d’énergie. Ce réseau implique les universités de Sheffield, de Cranfield, de Durham et de Strathclyde.

Sources :

Rédacteur : Dr Mariana Beija

publié le 20/10/2015

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