Lors de l'installation, le 30 mars 2011, du Comité pour les métaux stratégiques (COMES), Eric Besson, ministre chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, a rappelé que "le fonctionnement dit en flux tendu de l'industrie fait qu'une ressource manquante, fut-elle accessoire, déstabilise toute une chaîne de production [...] Sécuriser l'approvisionnement en métaux stratégiques des industriels français est donc une priorité pour le gouvernement". La même préoccupation est tangible au Royaume-Uni, et le Select Committee de la House of Commons a publié le 17 mai 2011 un rapport intitulé "Strategically important metals". Ce rapport, ainsi que la réponse du gouvernement, rendue publique le 14 septembre 2011, font l'objet de cet article.
Dans une situation budgétaire toujours aussi contrainte et sur fond d'austérité persistante, le Chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a annoncé 200 M£ d'investissements supplémentaires destinées à un petit nombre d'infrastructures scientifiques emblématiques. Cette mesure s'inscrit dans une série d'annonces de financements additionnels qui, depuis octobre 2010, totalisent 500 M£. Mesures très ponctuelles qui pourraient être interprétées comme une embellie par rapport au gel du budget annuel de la science à 4,6 Md£ annoncé en 2010, elles soulagent autant que faire ce peut la forte réduction des investissements en capital d'ici 2015, pénalisant la compétitivité et l'attractivité sur le long terme de la recherche britannique.
Le gouvernement britannique a mis au coeur de sa stratégie la croissance économique durable ainsi que le désir de rééquilibrer l'intégralité de son économie, afin que les services financiers n'aient plus ce rôle dominant qu'ils ont à l'heure actuelle. L'objectif de cette nouvelle politique économique est d'atteindre une croissance forte, durable et équilibrée, distribuée équitablement à l'échelle du pays et entre les différentes industries.
La déclaration de Lisbonne de 2007 a rappelé l'importance fondamentale de l'autonomie des universités : "pour les universités, la capacité d'adaptation et la flexibilité requises pour répondre à une société en mutation, et à des demandes en constante évolution, dépendent avant tout d'une plus grande autonomie et d'un financement adéquat, deux éléments essentiels pour donner aux universités les marges de manoeuvre nécessaires à leur développement".
Le gouvernement britannique a l'ambition de faire de son économie une économie dynamique, équilibrée, compétitive et croissante, grâce aux investissements du secteur privé et aux revenus de la commercialisation des idées, produits et services développés dans le milieu académique. La recherche effectuée au Royaume-Uni est en effet la plus productive des pays du G8 et excelle dans plus de 400 disciplines. Si le gouvernement s'est engagé à maintenir et renforcer son investissement pour la recherche et à conserver un équilibre recherche fondamentale/appliquée, la réussite du Royaume-Uni dans l'écosystème global de l'innovation dépend cependant de son aptitude à commercialiser les résultats de cette recherche.
Le chancelier George Osborne a annoncé, lors de la conférence annuelle du parti conservateur le 3 octobre 2011, un investissement de 195 M£ pour la science et l'ingénierie : 50 M£ seront consacrées à la création d'un centre de commercialisation du graphène, et 145 M£ seront dédiées au développement d'informatique de haute performance et de l'infrastructure électronique associée.
Le consortium du futur Francis Crick Institute [1], centre de recherche biomédicale qui était jusqu'alors composé de quatre partenaires - Medical Research Council (MRC conseil pour la recherche médicale), Wellcome Trust, Cancer Research UK et University College London, a été rejoint par deux universités londoniennes supplémentaires, à savoir King's College et Imperial College. Cet institut accueillera à partir de 2015, 1 200 chercheurs qui travailleront sur un mode multidisciplinaire.
La Biochemical Society, dans le cadre de ses Policy lunchbox, événement conjointement organisé avec la British Ecological Society permettant à des acteurs du domaine de la politique scientifique de présenter à l'heure du déjeuner leurs champs d'activités, a convié Lloyd Anderson, directeur scientifique du British Council, à présenter le rôle de ce dernier en termes de diplomatie scientifique, le 5 octobre 2011.
Le British Science Festival, institution britannique dont la première réunion annuelle a eu lieu le 26 septembre 1831 et qui est accueillie dans une ville différente du Royaume-Uni chaque année, s'est tenu du 10 au 15 septembre 2011 à Bradford, ville de 300.000 habitants située dans le West Yorkshire. Avec plus de 250 événements et activités, le festival est une des plus importantes célébrations européennes de la science, de l'ingénierie et de la technologie. Il attire chaque année les meilleurs scientifiques du pays, et des progrès majeurs y sont souvent annoncés.
Les 14 et 15 octobre derniers s'est tenue l'élection du Chancelier de l'Université de Cambridge. Lord Sainsbury Baron of Turville FRS, diplômé de Cambridge, milliardaire et ancien secrétaire d'Etat à la science de Tony Blair, est sorti vainqueur avec 52% des suffrages exprimés.
L'innovation fait partie intégrante de l'agenda politique de nombreux pays, et le Royaume-Uni ne fait pas exception à la règle. Investir dans l'innovation permet de stimuler la croissance économique et l'emploi. Si le Royaume-Uni a su privilégier les marchés porteurs au 19e siècle en investissant dans l'industrie ferroviaire et les activités manufacturières, il lui faudra réitérer au 21e siècle et prendre les bonnes décisions en soutenant l'économie bas carbone, les énergies renouvelables, les sciences de la vie ou encore l'économie de la santé.
Cet automne est devenu opérationnel le National Composites Centre (NCC, Centre National pour les Composites) situé au sein du Bristol and Bath Science Park. Le bâtiment de 8500 m2 l'abritant a, quant à lui, été ouvert fin août. Ce laboratoire de recherche appliquée qui dépend de l'Université de Bristol, est un composant du premier Technology and Innovation Centre (TIC, Centre pour la Technologie et l'Innovation) dédié à l'industrie à haute valeur ajoutée (High Value Manufacturing) [voir note en bas d'article], dont l'ouverture a été annoncée le 11 octobre.
Le Technology Strategy Board (TSB, Conseil stratégique pour l'innovation) a organisé le 11 octobre 2011 la troisième édition de son événement annuel Innovate. Fort de 1200 participants en 2009, Innovate 11 a enregistré plus de 2400 entrées cette année. Le rôle du TSB, qui se veut l'agence de l'innovation britannique, est d'encourager l'innovation technologique dans les domaines qui offrent au Royaume-Uni le plus de perspectives pour stimuler sa croissance économique et sa productivité. Le TSB promeut, soutient et investit dans la recherche technologique, le développement et la commercialisation.
Le NERC (Natural Environment Research Council - Conseil de recherche pour l'environnement naturel) a modifié en août 2011 son système de financement de la recherche non sollicitée (ou responsive mode, c'est-à-dire des appels à projets blancs.
Un rapport d'un groupe de travail, constitué de professeurs d'université et rassemblés sous la coupe de l'Académie des Sciences Médicales (AMS, Academy of Medical Sciences), a été publié le 22 juillet 2011 sous le titre "Animaux contenant du matériel humain" (ACMH). Ce rapport a été commissionné par le gouvernement britannique travailliste.
Le secrétaire d'Etat en charge des services de soins de santé attaché au ministre de la santé, Paul Burstow, annonçait le 28 juin 2011 une augmentation des financements de son ministère dédiés à la recherche sur la démence pour augmenter les chances de trouver un traitement et aider les nombreuses familles touchées par cette pathologie. Cette annonce faisait suite à la publication d'un rapport par le groupe ministériel sur ce sujet, visant à améliorer le sort des trop nombreux patients atteints de cette maladie au Royaume-Uni.
La qualité de la recherche scientifique britannique est au coeur de toute stratégie de croissance économique. Bien que la recherche britannique soit l'une des plus prospères au monde (1% de la population mondiale produit 7,9% des publications et reçoit 11,8% des citations, statistiques 2009), la question de l'allocation des ressources financières aux établissements d'enseignement supérieur reste très controversée : la taille de l'unité de recherche et la concentration des ressources sont deux sujets très débattus.
Annoncé depuis plusieurs années comme le centre d'excellence pour la recherche et l'innovation biomédicale, le UK Centre for Medical Research and Innovation (UKCMRI) devrait être renommé "The Francis Crick Institute" en l'honneur de l'un des plus grands scientifiques britanniques ayant jamais existé. Le changement de nom, décidé en accord avec l'ensemble des organismes de financement de l'institut, sera officialisé au moment du premier coup de pelle au début du mois de juillet.
Le UK Centre for Medical Research and Innovation (UKCMRI) est un projet né du souhait du Medical Research Council (MRC, Conseil pour la recherche médicale) de rapprocher son centre historique de recherche, le National Institute for Medical Research (NIMR, Institute national pour la recherche médicale) d'un hôpital, afin de favoriser et d'accélérer la recherche translationnelle. Suite à la montée de bouclier de la part du personnel du NIMR en réponse à la proposition de déménagement sur Cambridge, le projet plus vaste du UKCMRI est né, qui implique les pouvoirs publics, les deux plus grosses associations à but non lucratif travaillant dans le domaine de la santé (Wellcome Trust et Cancer Research UK), et University College London.
M. David Willets, secrétaire d'Etat chargé des universités et de la science souhaite restructurer l'enseignement supérieur britannique afin de développer la compétitivité des universités au sein du marché mondial de l'enseignement et de la recherche.
La Royal Society a débuté, le 13 mai 2011, une étude intitulée "Science as a public enterprise : opening up scientific information" (la science en tant qu'opération publique : dissémination des informations scientifiques). La recherche scientifique a un impact considérable sur la société dans son ensemble et il est par conséquent important que la recherche, au sens large, ne soit pas considérée comme une opération privée, menée à huis clos dans les laboratoires de recherche, mais au contraire, comme une opération publique, permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et les grands défis auxquels nous faisons face.
Le Science and Technology Committee de la House of Lords s'est récemment intéressé à la question de l'utilisation des marchés publics [1] comme stimulus de l'innovation. Un rapport à cet effet a été publié le 25 mai 2011, et cet article présente une synthèse des résultats de l'enquête menée par le comité.
Le Plan for Growth (Plan pour la croissance) du gouvernement britannique, publié en parallèle du budget le 23 mars 2011, annonce des mesures concrètes visant à ce que le pays retrouve la voie d'un développement économique durable. Parmi les mesures annoncées couvrant 8 thématiques - manufacture avancée, santé et sciences du vivant, industries créatives et numériques, services d'entreprises et professionnels, vente au détail, BTP, espace et tourisme - vous trouverez ici les mesures annoncées ayant un rapport à la R&D : santé et sciences du vivant et espace.
Dans son discours d'inauguration de l'Institut Pasteur le 14 novembre 1888, Louis Pasteur affirmait que "La science n'a pas de patrie, car la connaissance appartient à l'humanité, c'est un flambeau qui illumine le monde". Plus d'un siècle plus tard, la recherche scientifique est plus que jamais une entreprise globale qui a su faire fi des barrières géographiques, politiques et sociales. Il y a aujourd'hui plus de sept millions de chercheurs dans le monde, soutenus par une dépense internationale totale en R&D de l'ordre de 1.000 Md$ (soit 45% d'augmentation par rapport à 2002) et publiant dans plus de 25.000 journaux scientifiques par an. En 2008, 1,5 million d'articles scientifiques ont été publiés par des chercheurs de 218 pays, d'un seul article en provenance de Tuvalu (Polynésie) à 98.000 au Royaume-Uni, 163.000 en Chine et 320.000 aux Etats-Unis. Plus d'un tiers des articles publiés dans des journaux internationaux résultent de collaborations internationales, en augmentation de 25% par rapport au milieu des années 1990. S'il est vrai que les avancées en termes de technologie de communication et le coût moindre des transports ont contribué de façon non négligeable à l'accroissement de la collaboration scientifique internationale, c'est avant tout la volonté des chercheurs de travailler avec leurs pairs, en utilisant les meilleures ressources, infrastructures et connaissances au monde, ainsi que leur curiosité, qui ont permis d'arriver à la situation actuelle. L'importance et la nécessité de cette collaboration scientifique sont reconnues mondialement et à maints niveaux : académique (augmentation reconnue du h index d'un chercheur en fonction du nombre de co-auteurs de nationalités différentes sur un article), économique (recherche + collaboration = innovation = croissance), politique (rôle reconnu de la diplomatie scientifique)...
L'Inde est une puissance montante non seulement d'un point de vue économique et politique, mais également scientifique, ce qui lui a valu d'être considérée comme nation stratégique par la Commission Européenne. Suite à la signature de l'accord Indo-Européen en science et technologie de novembre 2001, un plan d'action conjoint et plusieurs sommets visant à promouvoir la coopération scientifique et technologique ont été mis en place dans le but de créer des infrastructures communes et des systèmes de financement pour des programmes symétriques de collaboration.
Le 24 janvier 2011, alors que l'indice des prix des denrées alimentaires fourni par la Food and Agriculture Organization (FAO, organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) atteignait un nouveau sommet, un rapport consacré à l'avenir du système alimentaire et agricole mondial et son évolution jusqu'en 2050 a été publié au milieu d'un engouement médiatique remarqué. Ce document, réalisé à la demande du gouvernement britannique, est le fruit d'un projet de deux années mené par l'organisme Foresight avec le concours de 400 experts venant de 35 pays différents. Foresight fait partie du Government Office for Science (le bureau pour les sciences du gouvernement) dont le rôle est de fournir aux décideurs politiques une prestation de conseil sur les sujets à caractère scientifique et technique.
Selon le Manuel d'Oslo, principale source internationale de principes directeurs en matière de collecte et d'utilisation d'informations sur les activités d'innovation dans l'industrie publiée par l'OCDE, "les facteurs touchant directement l'innovation relèvent de trois grandes catégories : le monde des affaires ("les entreprises"), les institutions scientifiques et technologiques, et les processus de transfert et d'assimilation de la technologie, du savoir et des compétences.
Si la durée de vie moyenne d'un citoyen britannique s'est accrue d'environ 30 ans au cours du siècle dernier grâce à l'amélioration des soins de santé, des installations sanitaires et des conditions d'habitat, le vieillissement des populations n'est pas uniquement une caractéristique des pays développés, ce phénomène existant également dans les pays émergents. Cette réalité amène le monde dans son ensemble à faire face à un réel défi pour le 21e siècle, au même titre que le changement climatique ou les risques de pénurie d'énergie.
La vingtième édition annuelle du R&D Scoreboard britannique a été publiée en novembre 2010 par le ministère des entreprises, de l'innovation et des compétences (BIS, Business, Innovation and Skills). Elle en sera la dernière édition.
Huit Prix Nobel britanniques ont envoyé une lettre ouverte au quotidien The Times protestant contre les nouvelles mesures du gouvernement de coalition relatives à l'immigration, et indiquant que celles-ci empêcheraient les meilleurs scientifiques étrangers de travailler au Royaume-Uni, à la fois dans les centres universitaires et dans l'industrie. Ces mesures visent à réduire le nombre de visas de travail accordés aux étrangers venant de l'extérieur de l'Union Européenne à 24 100 pour l'année 2010/11.
Selon les annonces officieuses faites par le gouvernement de coalition avant l'été, les coupes budgétaires de la majorité des ministères pourraient atteindre 25% à 30%. Les rumeurs devraient continuer à aller bon train jusqu'à ce que la revue budgétaire globale, "comprehensive spending review" (CSR), soit annoncée officiellement le 20 octobre 2010. D'autant plus que le ministre libéral démocrate du Department for Business, Innovation and Skills (BIS, ministère du Commerce, de l'Innovation et des Compétences), Dr Vince Cable, a également annoncé fin septembre 2010 une coupe de 6 M£ du budget de la science, qui toucherait en particulier la "médiocrité", les financements se concentrant essentiellement sur les meilleurs chercheurs et départements.
Le rapport de Lord Browne of Madingley, ancien Président de BP, sur le financement des universités britanniques a été rendu public le 12 octobre 2010 ; la préparation des décisions politiques sur le sujet constitue un premier test pour la cohérence de la coalition entre les conservateurs et les libéraux-démocrates. Le rapport doit être lu dans la perspective de la revue des dépenses publiques et le plan de rigueur budgétaire annoncés le 20 octobre.
Le Department of Health (DH, ministère de la santé) a publié fin juillet 2010 sa stratégie d'avenir eu égard aux organismes non-gouvernementaux quasi-autonomes mettant en application la politique gouvernementale ("arm's length body") en matière de santé publique. Une fois la restructuration terminée, la moitié de ces organismes auront disparu, leur nombre passant de 18 à huit ou dix d'ici 2013. L'objectif du gouvernement de coalition est de réduire la bureaucratie, le déficit, en faisant économiser plus de 180 M£ d'ici 2014-2015, et les duplications.
Bien que datant de janvier 2010, la publication par l'Office for Life Sciences (OLS, Bureau pour les sciences du vivant) de la mise en oeuvre du plan pour les sciences du vivant nous a semblé importante pour être rapportée dans ses grandes lignes. A noter que les engagements annoncés ne s'appliquent pas automatiquement à l'ensemble des quatre régions dévoluées du Royaume-Uni, et qu'elles s'appliquent parfois uniquement à l'Angleterre.
Les résultats d'une large enquête sur l'opinion du grand public concernant la biologie synthétique ont été publiés dans le courant de l'été 2010 par les conseils de recherche Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC, conseil pour la recherche en biotechnologie et sciences biologiques) et Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC, conseil pour la recherche en sciences de l'ingénieur et sciences physiques), en collaboration avec l'agence ScienceWise. L'objectif global de cette enquête était d'entendre les résidents venant d'horizons différents lors d'ateliers publics spécialisés afin que les politiques d'avenir en matière de biologie synthétique reflètent davantage ces opinions, inquiétudes et aspirations.
Les agences de valorisation de la recherche du Medical Research Council (MRC, conseil pour la recherche médicale), MRC-Technology, et de l'association caritative Cancer Research UK (CRUK), Cancer Research Technology (CRT) ont signé des accords d'échanges des découvertes scientifiques effectuées au sein de l'une ou l'autre institution de recherche. A terme, l'objectif de cet accord est donc d'utiliser au mieux l'expertise de chaque organisation afin d'accélérer le nombre de brevets et d'accélérer leur valorisation en thérapies nouvelles, pour le bénéfice des patients.
Le premier ministre britannique David Cameron a effectué, du 27 au 29 juillet 2010, une visite en Inde très médiatisée, accompagné d'une délégation de ministres et hommes d'affaires, dont Dr Vince Cable, ministre des entreprises, de l'innovation et des compétences (BIS, Business, Innovation and Skills), et Mr David Willetts, secrétaire d'Etat pour la science et les universités. Le Royaume-Uni et l'Inde projettent la signature d'accords à grande échelle dans les domaines de la science et de la technologie, afin de sceller une forte coopération bilatérale à bénéfices réciproques en médecine, technologies de l'information et de la communication, recherche et développement, énergie et éducation.
Lors du discours du trône du 25 mai 2010, marquant le début de la nouvelle législature et détaillant le programme du nouveau gouvernement de coalition entre conservateurs et libéraux démocrates, la Reine a rappelé que la priorité du gouvernement britannique était de réduire la dette publique et de restaurer la croissance économique du pays. Des chiffres publiés par l'office national des statistiques (ONS, Office for National Statistics) le 20 juillet 2010, montrent que la dette nette du secteur public, exprimée en pourcentages du PIB, était de 63,9% à la fin juin 2010, contre 57,3% à la fin juin 2009, ce qui correspond à 926,9 Md£ en juin 2010 contre 797,5 Md£ un an plus tôt. Dans ce climat d'austérité, il est pressenti que la plupart des budgets ministériels vont être réduits de 25 à 40%, et le budget pour la science ne fera pas exception à la règle
Le Higher Education Funding Council for England (HEFCE, Conseil pour le financement de l’enseignement supérieur d’Angleterre) a publié le 1er février 2010 la distribution provisoire des financements pour les établissements d’enseignement supérieur pour l’année 2010-11.
Un rapport, publié par Universities UK (UUK) indique que le secteur de l’enseignement supérieur britannique a généré 59 Md£ au cours de l’année universitaire 2007-08, représentant environ 2,3 % du PIB du pays. UUK souligne qu’il s’agit d’un excellent résultat, d’autant plus que l’investissement du Royaume-Uni dans ce secteur est inférieur à celui d’autres pays de l’OCDE.
Une étude effectuée par le Higher Education Policy Institute (HEPI) et la British Library présente un constat alarmant pour la recherche britannique à moyen ou long terme eu égard au nombre de britanniques choisissant les études conduisant à la recherche.