Le premier ministre David Cameron a lancé début décembre son Plan Carbone pour "établir un futur décarboné" (The Carbon Plan : Delivering our low carbon future). Ce plan se place dans le prolongement d'une série de nombreuses mesures, feuilles de routes, stratégies et lois qui, depuis le Climate Change Act de 2008, cherchent à placer le Royaume-Uni sur une trajectoire très ambitieuse pour atteindre 80% de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050 par rapport à 1990 (voir encadré 1).
Boris Johnson, le maire de Londres, s'est lancé dans une série d'expérimentations pour le moins controversées afin de réduire la pollution dans les rues de sa ville.
Le 30 novembre dernier, Chris Huhne, Ministre de l'énergie et du changement climatique (Secretary of State for Energy and Climate change, DECC), a inauguré la première centrale électrique britannique équipée d'un système de capture et stockage du carbone (CSC).
La Royal Society (l'académie des sciences britannique) a publié le 13 octobre 2011 un rapport consacré au potentiel des nouvelles technologies et aux bonnes pratiques gouvernementales pour rendre le cycle du combustible nucléaire plus sûr et plus résistant au risque de prolifération. Dans le contexte d'une "renaissance" annoncée de l'atome civil, il semble nécessaire que le Royaume-Uni établisse une stratégie intégrée de long-terme et soutienne la recherche dans ce domaine. Dans un contexte où la fermeture de l'usine de fabrication de MOX de Sellafield vient d'être décidée, la Royal Society réaffirme que l'utilisation du combustible MOX est la seule approche permettant la gestion efficace de stock de plutonium britannique. Enfin, par son appel à établir un "Davos nucléaire", l'accent est mis sur l'importance de la coopération au niveau international.
Entre du mobilier anglais de style XVIIIe et des ferronneries moyenâgeuses, les visiteurs du Victoria & Albert Museum (Londres) ont sans doute été un peu surpris de découvrir des maquettes exposant des concepts de pylônes électriques haute-tension futuristes. Inauguré par Chris Huhne, Secretary of State for Climate Change and Energy (DECC, ministre pour le changement climatique et l'énergie), cette exposition a présenté les six concepts finalistes retenus parmi plus de 250 projets soumis dans le cadre d'un concours organisé par le Royal Institute of British Architects (RIBA, Institut royal des architectes britanniques) pour le DECC et National Grid, l'opérateur du réseau de transport d'électricité (voir note de fin d'article).
Si le rôle bénéfique des arbres dans la ville est reconnu depuis longtemps (amélioration de l'environnement, réduction de la pollution, ou encore atténuation du phénomène d'îlot de chaleur urbain), une nouvelle dimension a été ajoutée par une équipe de chercheurs britanniques menée par Dr Zoe Davis de l'Université du Kent. En étudiant la ville de Leicester (au centre de l'Angleterre, près de 300.000 habitants répartis sur un espace de 73 km2) à l'aide de données satellites et de mesures sur le terrain, les scientifiques se sont rendus compte que 231.000 t de carbone sont stockées par la végétation urbaine, soit 3,16 kg/m2, bien plus que les estimations réalisées jusqu'à maintenant ne le laissaient penser.
Mitigé et peut mieux faire, est en substance le message à retenir de l'état des lieux des efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Royaume-Uni, établi par le Climate Change Committee (CCC, comité sur le changement climatique [voir ci-dessous]).
Publications très attendues du Livre blanc sur la réforme du marché de l'électricité et de la Feuille de route sur l'énergie renouvelable au Royaume-Uni.
Le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner un prix à la nature, en attribuant une valeur à tous les bénéfices qu'elle procure à sa population. Résultat des travaux de 500 scientifiques et économistes dirigés par Robert Watson, Chief Scientific Adviser du Department of Environment, Food and Rural Affairs (conseiller scientifique du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales), le UK National Ecosystem Assessment (évaluation de l'écosystème national) a fait l'objet de la publication d'un rapport de plus de 2.000 pages au début de juin 2011.
Les engagements pris par le Royaume-Uni en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre se traduisent par des objectifs à long terme dont les échéances se situent en 2050. Afin de permettre une gestion efficace des efforts tendant à atteindre ces objectifs, le Climate Change Act a institué l'obligation pour le gouvernement britannique de définir des "budgets carbone" (carbon budgets). Ceux-ci instaurent, pour une période de cinq années, la quantité maximale de gaz à effet de serre émise par le pays et établissent ainsi un cadre clair et durable pour la transition du Royaume-Uni vers une économie plus verte. Les trois premiers budgets carbone ont été ratifiés par le Parlement en mai 2009 pour les périodes 2008-12 (3 018 MtCO2e), 2013-17 (2 782 MtCO2e) et 2018-22 (2 544 MtCO2e).
Le 5 mai dernier le JET (Joint European Torus, tokamak situé à Culham, Oxfordshire) a achevé une étape décisive pour le programme de fusion thermonucléaire européen. La structure interne qui fait face au plasma, et qui jusqu'à maintenant était faite de tuiles de carbone, a été remplacée par des composants en béryllium et tungstène. Ce travail a débuté le 23 octobre 2009, date à laquelle les dernières campagnes expérimentales se sont arrêtées. Depuis, 5 384 composants en béryllium (environ 2 tonnes), 1 288 tuiles en carbone recouvertes d'une couche de tungstène et 9 216 lamelles de tungstène (environ 2 tonnes) ont été installées pratiquement uniquement grâce à un bras télémanipulateur (voir photo). Ce projet lancé en 2004 pour un coût total d'environ 60 M euros (main d'oeuvre comprise) a été mené à son terme et le JET passe maintenant en phase de redémarrage. Il produira ses premiers plasmas dans la nouvelle configuration à la mi-août 2011, après une phase habituelle de redémarrage d'environ trois mois.
La conférence Sustainable Development UK 2011 s'est tenue le 17 mars 2011 à Londres. La pertinence de cet évènement sur le développement durable s'est trouvée renforcée par le contexte actuel puisque i) le Royaume-Uni dessine les contours de son futur système énergétique, pour le rendre plus sobre en carbone et assurer la sécurité future de l'approvisionnement en énergie, ii) des travaux récents ont mis en évidence les faiblesses du système alimentaire et agricole mondial et la nécessité de le rendre durable et plus efficace, et iii) à l'échelle mondiale, l'année 2011 devrait voir le début des travaux de concrétisation des engagements issus du sommet de Cancun. Tous ces aspects concourent à mettre le développement durable à l'ordre du jour des décideurs politiques.
Steve Holliday, directeur général de l'entreprise National Grid et fellow de la Royal Academy of Engineering a donné le 1er mars 2011, à l'invitation de cette société savante, une conférence intitulée "Power to the people". Il y a décrit sa vision des évolutions que les modes de production, de transport et de distribution de l'énergie au Royaume-Uni suivront à l'avenir.
Le stockage de l'électricité représente un enjeu à part entière. Il s'agit déjà d'une thématique importante liée à l'irrégularité de la consommation électrique, mais son importance est vouée à augmenter à mesure que la production d'électricité elle-même verra sa régularité affectée par la pénétration des énergies renouvelables. Les solutions généralement envisagées pour emmagasiner l'électricité générée en excès lors des phases où la demande est faible sont l'utilisation de batteries et celle de barrages dans lesquels l'eau est remontée grâce à des pompes. La construction de centrales de stockage d'énergie par le froid fait partie des voies alternatives. La première installation de ce type au Royaume-Uni est sur le point d'entrer en exploitation. Située près de Slough, dans le comté de Berkshire, elle est gérée par la société britannique Highview Power Storage.
Le Royaume-Uni s'est lancé dans une restructuration à grande échelle de son système énergétique afin de répondre, principalement, à deux objectifs : réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Les objectifs dans ce domaine sont extrêmement ambitieux, avec une baisse de 34% en 2020 par rapport au niveau de 1990, et de 80% en 2050 par rapport à la même référence ; assurer sa sécurité énergétique. L'importance de ce point est renforcée par la situation actuelle, qui voit le pays contraint d'importer une part croissante de sa consommation en hydrocarbures (près de 80% à l'horizon 2020) et de renouveler ses infrastructures de production d'énergie (une moitié du parc environ fermera ses portes d'ici à 2030).
Depuis leur mise en place le 1er avril 2010, les Feed-in-Tariffs (FiTs) ont rencontré un succès indéniable et ont parfaitement rempli le rôle qui leur était assigné, à savoir stimuler la croissance verte, créer une dynamique d'innovation et d'emploi, et diminuer les émissions de gaz à effet de serre. En effet, en date du 26 janvier 2011, plus de 21.000 installations, représentant une capacité de 76,66 MW, bénéficient de ces tarifs de rachat majorés de l'électricité générée à partir de sources renouvelables puis redirigée vers le réseau. Les installations domestiques, et les panneaux photovoltaïques en particulier, représentent une vaste majorité de cette capacité de production nouvelle. Bien qu'encourageants, ces chiffres masquent un problème de taille, que n'avaient pas prévu ceux qui ont défini ces mesures : l'attractivité forte des FiTs pour des centrales solaires de grande taille (jusqu'à une capacité de 5 MW pour la ferme solaire de Lanhydrock dans les Cornouailles).
Le Department of Energy and Climate Change (DECC, ministère de l'énergie et du changement climatique) a dévoilé le 1er février les statistiques relatives aux émissions de gaz à effet de serre (GES) par le Royaume-Uni au cours de l'année 2009. Les chiffres révèlent une baisse significative de 8,7% par rapport à 2008, s'établissant à 566,3 MtCO2e de GES rejetées dans l'atmosphère.
Le 12 janvier 2011 s'est tenu à l'Université de Bath, un symposium autour de la culture des algues intitulé Algae for renewable energy (utilisation des algues comme source d'énergie renouvelable). A cette occasion, des chercheurs issus de diverses universités britanniques (Bath, Cambridge, Newcastle, Exeter, University College London, Imperial College London, University of Surrey, University of the West of England) et du Plymouth Marine Laboratory ont présenté leurs travaux et l'état de l'art de la recherche dans ce domaine, ainsi que les raisons qui les poussent à s'intéresser à cette thématique.
L'Institution of Mechanical Engineers présente, dans un rapport publié le 12 janvier 2011, la croissance démographique comme l'un des grands défis du XXIe siècle. Cette association britannique de professionnels y décrit, par ailleurs, le rôle que les ingénieurs et leur savoir-faire peuvent avoir à jouer pour que les sociétés humaines puissent s'adapter à une population plus nombreuse.
Dans le but de mieux comprendre les interactions entre le changement climatique et les variations météorologiques locales, en particulier les évènements extrêmes tels que les inondations et les vagues de chaleur, un nouveau programme de calcul bénévole et distribué via le logiciel BOINC, a été lancé en novembre 2010. Intitulé Weatherathome (littéralement "le temps qu'il fait à la maison"), celui-ci vise à utiliser les capacités de calcul des ordinateurs d'internautes volontaires pour mettre en oeuvre des modèles de simulation développés par le MetOffice.
Les engagements pris par le Royaume-Uni en matière de réductions d'émissions de gaz à effet de serre se traduisent par des objectifs à long terme dont les échéances se situent en 2050. Afin de permettre une gestion efficace des efforts tendant à atteindre ces objectifs, le Climate Change Act a institué l'obligation pour le gouvernement britannique de définir des "budgets carbone" (carbon budgets). Ceux-ci instaurent, pour une période de cinq années, la quantité maximale de gaz à effet de serre émise par le pays et établissent ainsi un cadre clair et durable pour la transition du Royaume-Uni vers une économie plus verte. Les trois premiers budgets carbone ont été ratifiés par le Parlement en mai 2009 pour les périodes 2008-2012 (3 018 MtCO2e), 2013-2017 (2 782 MtCO2e) et 2018-2022 (2 544 MtCO2e). Selon le Climat Change Act, le quatrième budget carbone, pour les années 2023 à 2027 doit être défini avant la fin du mois de juin 2011. Ce texte impose aussi au Committee on Climate Change (CCC, comité sur le changement climatique) de conseiller le gouvernement dans l'établissement de ces budgets. C'est l'objet du rapport rendu public par le comité en décembre 2010, dans lequel sont avancées des recommandations quant à ce quatrième budget carbone, mais aussi aux réductions des émissions de gaz à effet de serre avant et après la période sur laquelle il court.
Les ministres de 10 pays bordant la mer du Nord (Allemagne, Belgique, Danemark, France, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède) ont signé le 3 décembre 2010 à Londres une lettre d'intention destinée à faire du projet du réseau électrique sous-marin reliant leurs pays entre eux une réalité. Cette lettre d'intention est un moyen de définir la façon dont ce réseau sera développé. Elle couvre plusieurs aspects du projet, de sa planification aux réglementations à mettre en place pour l'encadrer, en passant par la gestion des difficultés techniques rencontrées.
S'étant engagé à remplir des objectifs ambitieux quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, le Royaume-Uni se doit de définir en conséquence sa politique énergétique. En outre, l'importance de la stratégie du pays en matière de production d'électricité est accentuée par le renouvellement nécessaire d'une partie non négligeable des infrastructures de production d'énergie qui arrive en fin de vie. A partir de ces exigences, et en cherchant à préserver un approvisionnement sûr, l'action du gouvernement se fonde sur quatre piliers : les économies d'énergie, l'utilisation accrue des sources renouvelables, le renouvellement du parc nucléaire et le développement de modes de production d'énergie plus propres à partir de ressources fossiles.
Un rapport consacré à l'étude des opportunités offertes par l'utilisation de Bio-Synthetic Natural Gas (Bio-SNG, gaz naturel synthétique issu de la biomasse) dans les secteurs des transports et du chauffage a été publié le 10 novembre 2010. Il a été réalisé à la demande de NEPIC (North East Process Industry Cluster), The National Grid et Centrica par CNG services. Il considère à la fois le problème de l'approvisionnement en biomasse, les solutions technologiques de production de Bio-SNG, la possibilité d'utilisation du réseau de gaz britannique existant pour son transport et les aspects économiques de son exploitation.
Dans le but de mieux comprendre les interactions entre le changement climatique et les variations météorologiques locales, en particulier les évènements extrêmes tels que les inondations et les vagues de chaleur, un nouveau programme de calcul bénévole et distribué via le logiciel BOINC, a été lancé en novembre 2010. Intitulé Weatherathome (littéralement "le temps qu'il fait à la maison"), celui-ci vise à utiliser les capacités de calcul des ordinateurs d'internautes volontaires pour mettre en oeuvre des modèles de simulation développés par le MetOffice.
Le Climate Change Act (2008) est le dispositif législatif par lequel le Royaume-Uni s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 80% d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990. Mais cette loi va plus loin puisqu'elle exige du gouvernement qu'il développe des stratégies d'adaptation au changement climatique. Parmi les différents ministères concernés, le Department of Energy and Climate Change (DECC, ministère de l'énergie et du changement climatique) joue un rôle moteur dans la réduction des émissions de GES tandis que le Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA, ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales) prend en charge le problème de l'adaptation au changement climatique. Le Climate Change Act a également entraîné la création du Committee on Climate Change (CCC, comité sur le changement climatique) qui englobe l'Adaptation Sub Committee (ASC, sous-comité sur l'adaptation). Il s'agit de comités indépendants qui ont pour mission de conseiller le gouvernement et d'évaluer sa politique.
Un nouveau site Internet a été lancé le 16 septembre 2010 par le Government Chief Scientific Adviser (GCSA, conseiller scientifique principal du gouvernement), le professeur Sir John Beddington pour apporter une perspective scientifique au thème du changement climatique. Cette nouvelle source d'informations est hébergée par le site du Government Office for Science (GO-Science, bureau gouvernemental pour la science) et se trouve à l'adresse suivante : http://www.bis.gov.uk/go-science/cl....
Un atelier de travail, placé sous l'égide du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité de l'OTAN, récemment réaffecté à la nouvelle division sur les défis de sécurité émergents, s'est tenu au Scott Polar Research Institute de l'Université de Cambridge, du 12 au 15 octobre 2010.
Le ministre Chris Huhne (libéral-démocrate), à la tête du Department of Energy and Climate Change (DECC, ministère de l'énergie et du changement climatique), a présenté au Parlement la première déclaration annuelle de la nouvelle législature sur la politique énergétique du Royaume-Uni (Annual Energy Statement).
Depuis le 18 août 2010, les municipalités et autorités locales du Royaume-Uni sont autorisées à vendre l’électricité excédentaire qu’elles produisent à partir de sources renouvelables.
Le Science and Techology Select Committee (Comité Parlementaire sur la Science et la Technologie) composé de membres de la Chambre des Communes a publié en mars dernier un rapport issu de travaux conjoints avec son homologue américain, le US House of Representatives Science and Technology Committee (Comité sur la Science et la Technologie de la Chambre des Représentants des Etats-Unis), sur la question de la réglementation et du contrôle de la géo-ingénierie.
Une commission d'enquête mandatée par l'Université d'East Anglia a publié le 7 juillet 2010 son rapport final sur le "Climategate". Comme les précédentes, elle ne met pas en cause l'honnêteté et la rigueur des scientifiques concernés mais les accuse d'un manque d'ouverture dans la diffusion d'informations. Le rapport pointe également la responsabilité de l'université et de ses dirigeants et présente des recommandations pour éviter, à l'avenir, de mettre en péril la crédibilité de l'université et celle de l'ensemble de la climatologie britannique.
Dans le but d'alimenter et d'éclairer les discussions des Nations-Unies ayant lieu à Bonn au début du mois d'août, plusieurs institutions britanniques ont publié conjointement un rapport qui s'interroge sur la possibilité de limiter la hausse des températures à la surface de la Terre à 1,5 °C par rapport à leur niveau pré-industriel.
Alors que le Department of Energy and Climate Change (DECC, Ministère de l’Energie et du Changement Climatique) vient de publier les restrictions budgétaires affectant le financement des technologies faiblement émettrices de carbone (voir encadré), un rapport publié par le Committee on Climate Change (CCC, Comité sur le Changement Climatique) met en garde contre une baisse des financements publics susceptible de mettre en péril la transition vers une économie verte au Royaume-Uni.
Un nouveau centre destiné à favoriser le financement de projets technologiques écossais dans le secteur des énergies renouvelables, et à développer des relations plus étroites avec les institutions et les entreprises européennes, a officiellement été inauguré le 17 août à Aberdeen, par le Premier ministre écossais Alex Salmond.
Le réchauffement de la température des courants marins en Arctique au cours des 30 dernières années, a déclenché la libération de méthane, puissant gaz à effet de serre, habituellement stocké sous forme d'hydrates de méthane dans les sédiments océaniques profonds. Les scientifiques du NOCS (National Oceanography Centre Southampton, Centre national d’océanographie de Southampton), en collaboration avec des chercheurs des Universités de Birmingham, du Royal Holloway London et de l'IFM-Geomar en Allemagne, ont révélé que de véritables panaches de bulles de méthane s’échappent d’environs 250 « cheminées » situées entre 150 et 400 mètres de profondeur sur le plancher océanique, au niveau de la marge continentale à l’ouest du Spitzberg occidental.
Selon un rapport de l’ICE (Institution of Civil Engineers, institution des ingénieurs civils) intitulé Why waste heat ?, la chaleur résiduelle produite par les centrales thermiques à combustion fossiles (fioul, gaz, charbon) ou nucléaire pourrait être utilisée pour le chauffage des maisons britanniques grâce au principe de cogénération1(CHP, combined heat and power), technique permettant de produire en un seul processus de la chaleur et de l'électricité. En effet, toutes les centrales thermiques, qu’elles fonctionnent au fioul, au gaz, au charbon ou avec de la matière fissile ne peuvent transformer en énergie électrique qu’une partie de la chaleur qu’elles produisent.
Un programme de recherche, dirigé par l'Université de Nottingham, a été lancé afin de développer des matériaux capables, d’une part, d'adsorber de fortes quantités de CO2, et, d’autre part, de résister à un environnement chargé en gaz de combustion dont la température est comprise entre 40 °C et 75 °C, comme par exemple dans une cheminée de centrale électrique.
Des chercheurs affirment avoir mis au point une méthode de lavage des vêtements en machine ne nécessitant qu’une tasse d’eau lors de chaque lavage, mais qui donnerait les mêmes résultats que les machines à laver conventionnelles.
Un dispositif de climatisation intelligent pourrait très bientôt permettre aux automobilistes de voitures hybrides d’économiser jusqu'à 9 % de carburant au cours des mois chauds de l’année.
Une collaboration américano-britannique entre deux scientifiques du département de chimie de l'Université Queen's de Belfast et des chercheurs de l'Université d'Alabama (États-Unis) a permis de développer un nouveau procédé écologique permettant de dissoudre du bois de conifères ou de feuillus tels que le pin des marais (southern yellow pine) et le chêne rouge (red oak) afin de faciliter sa transformation en biocarburants, textiles, vêtements et papier.
Une étude intitulée "Oportunities for CO2 Storage around Scotland", menée par le gouvernement écossais en collaboration avec le Scottish Centre for Carbon Storage (SCCS, Centre écossais du stockage carbone) et d'autres partenaires industriels, a révélé qu'environ 46 000 millions de tonnes de CO2 issu du secteur industriel (y compris la production d'électricité) pourraient être stockés dans des aquifères salins en mer du Nord. Il serait alors possible de stocker l'équivalent d'une centaine d'années de toutes les émissions de CO2 du secteur industriel britannique.
Les coûts de l'essence et des factures énergétiques atteignant des sommets, un système qui produit et stocke de l'hydrogène de façon écologique et à un prix abordable, risque de révolutionner le marché énergétique mondial.
De longs tubes géants de caoutchoucs ancrés sous la surface de la mer pourraient bientôt alimenter les foyers britanniques en électricité verte. _ Appelé Anaconda du fait de sa longue silhouette reptilienne qui rappelle le fameux serpent d’Amazonie, cet appareil développé par la compagnie Checkmate Seaenergy (Melksham, Angleterre) risque de révolutionner le secteur de la production d’énergie électrique à partir des vagues.
Lors d’un discours à des chefs d’entreprises en Ecosse le 4 septembre 2008, le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé la création de l’un des plus grands projets de fermes éoliennes offshore. Il s’agira de l'un des trois plus grands parcs éoliens jamais construits à ce jour au Royaume-Uni. Cela constituera donc une contribution significative aux objectifs du gouvernement britannique en termes d'énergies renouvelables.
Selon une enquête publiée par le gouvernement écossais le 2 septembre 2008 lors d’un forum consacré aux énergies renouvelables, l’Ecosse pourrait, grâce à l’énergie hydraulique, pourvoir aux besoins en électricité de plus de 600 000 foyers.
La teneur atmosphérique en dioxyde de carbone, gaz à effet de serre qui a le plus grand impact sur notre climat, va continuer à augmenter même si les objectifs nationaux et internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont respectés, mettent en garde certains scientifiques.
L'Université de Cranfield dont les campus sont situés dans le Bedfordshire et dans le Wiltshire, s’est engagé dans le programme EEMS (Energy Efficient Motorsport), initiative appuyée par le gouvernement britannique, visant à rendre le sport automobile plus économe en carburant.
Les déchets sont un problème majeur au Royaume-Uni. En effet, le pays produit actuellement 307 millions de tonnes de déchets par an, avec plus de 60 % des déchets municipaux destinés à des sites d'enfouissement. Mais par manque d’espace et de temps, le pays ne pourra bientôt plus utiliser ses sites d’enfouissement. De plus, depuis 2002, la législation impose au Royaume-Uni de réduire de 25 % d'ici 2010 et de 50 % d'ici 2013 les quantités de déchets enfouis.
L’entreprise Thames Water en charge du traitement des eaux usées et de l'approvisionnement en eau de la région du Grand Londres (subdivision administrative englobant Londres) et de certains comtés britanniques (Surrey, Gloucestershire, Wiltshire, Thames Valley), a récemment annoncé un plan de 400 millions de livres (environ 455 millions d’euros) visant à améliorer le traitement des eaux usées de la station d’épuration Crossness à l’est de Londres.
Des scientifiques de l’Université de Durham ont étudié en détail les impacts géologiques liés au stockage du CO2 dans d’anciens gisements pétrolifères et gaziers de la Mer du Nord.
La torréfaction, le procédé utilisé pour torréfier les grains de café, pourrait augmenter de jusqu’à 20 % le contenu énergétique des principales cultures énergétiques britanniques. En effet, des scientifiques de la Faculté des Sciences de l’ingénieur de l’Université de Leeds se sont penchés sur le comportement lors de la combustion, après torréfaction, de plantes cultivées spécialement pour la production d’énergie.
Des scientifiques du British Antarctic Survey (BAS), en collaboration avec leurs collègues allemands de l’Université technique de Braunschweig (TUB) ont réalisé la première série de vols de drones (des avions sans pilotes ou UAVs pour Unmanned Aerial Vehicles) en Antarctique.
Quelques jours avant la réorganisation ministérielle du 28 juin 2007, le Department of Trade and Industry annonçait la nouvelle composition du Comité consultatif national sur les technologies de réduction des émissions de CO2.
Des chercheurs de l’Université de Bristol vont se lancer dès septembre 2007 dans un nouveau projet de conception d’appareils exploitant une source d’énergie renouvelable encore peu utilisée : l’énergie des vibrations.
Suite à une longue consultation publique lancée en février 2006, le Defra a publié, le 24 mai dernier, la nouvelle stratégie de gestion des déchets applicable à l’Angleterre. Le gouvernement y propose un ensemble d’orientations et de mesures visant à réduire la quantité de déchets par la modification des méthodes d’emballage des produits ou la promotion du recyclage et de la réutilisation.
Les premiers travaux de construction d’un bâtiment économe en énergie utilisant l’hydrogène comme vecteur énergétique principal devraient commencer dans les prochains jours à Methil, au centre de l’Ecosse. Le projet, baptisé The Hydrogen Office, devrait intégrer non seulement des technologies de production d’énergie d’origine renouvelable , mais également des structures efficaces permettant de réduire les déperditions en énergie du bâtiment, et surtout un système de stockage d’énergie sous forme d’hydrogène et des piles à combustible pour utiliser cet hydrogène.
Les architectes David Marks et Julia Barfield connus pour la construction de London Eye proposent la mise en place de plusieurs milliers de groupes d’éoliennes (à axe vertical comportant trois pales de forme hélicoïdale) dans la capitale britannique d’ici les Jeux Olympiques de 2012.